Le souk de L’arbâa à Maraval

octobre 7, 2008 à 9:31 | Publié dans commerce agressif, insalubrité, Urbanisme | 2 Commentaires

Entre habitués et détracteurs : « Souk L’arbâa », ou les effets collatéraux d’un marché

par Soumeya Chabane (Quotidien d’Oran)

Des senteurs, des couleurs, des bruits, des images… C’est un univers très particulier qui entoure le marché hebdomadaire du mercredi de Maraval ou « Souk L’arbâa ». Mais nombre d’habitants du quartier ne le voient pas d’un bon œil.
C’est un festival de couleurs et d’odeurs qui accueille les passants, chaque semaine à Maraval, pour le fameux marché du mercredi, « Souk L’arbâa ». Il fut un temps où l’on dénombrait de nombreux marchés de ce genre, tous aussi grands, quasiment un par jour de la semaine. Chaque quartier avait son grand marché. Mais petit à petit, ceux-ci ont disparu ou ont perdu de l’ampleur. Ce qui explique peut-être la surcharge que connaît « Souk L’arbâa ».

En franchissant le « seuil » du marché, vous entrez dans un autre monde. Un peu comme dans une caverne d’Ali Baba, qui regorge de merveilles en tous genres. On ne peut pas repartir sans avoir acheté une bricole que l’on n’avait pas prévue ! Dépensiers, s’abstenir ! Certains y viennent même sans but précis, juste pour regarder, se promener, et pourquoi pas se laisser tenter.

En arrivant sur les lieux, on est frappé par la diversité des articles vendus, mais aussi -et surtout- par le nombre incroyable de vendeurs. Qui peut dire combien il y en a ? Le défi est de faire le tour du marché en une matinée ! Mieux vaut venir tôt, pour éviter la foule, et la chaleur. Dès 9 heures, c’est sous un soleil de plomb qu’il faudra affronter les myriades de vendeurs.

Pas un brin d’ombre ne vient rafraîchir cette atmosphère étouffante. Et les femmes, ce sont surtout elles qui font les courses, se bousculent pour être sûres de ne pas manquer une bonne affaire ! Des clients de toutes origines sociales se mélangent, des plus modestes aux plus aisés, même si certains auront plus de mal à l’avouer. Pour un sociologue, c’est un bon échantillon de la population.

Vue…aérienne

 

Dès les premiers pas, on est marqué par cette diversité, les vendeurs de poissons côtoient les vendeurs d’articles ménagers, les vendeurs de vêtements, de jouets pour enfants. On peut même trouver de la laine de mouton et des plantes vertes! Il serait intéressant de surplomber le marché en avion pour avoir une vue du ciel, ce serait alors un arc-en-ciel de couleurs à nos pieds; l’ocre des épices, le rouge des tomates, le vert des salades… C’est cette variété qui fait toute la richesse de ce marché, toutes les différentes senteurs. Tous ces parfums qui attirent, tout paraît si bon, tout fait envie et on voudrait tout acheter. Il y a les bonnes odeurs, quand on passe près du vendeur d’épices, et les moins bonnes lorsqu’il s’agit de viandes ou de poissons.

En plus des odeurs, les bruits sont typiques. Vous entendez le marché bien avant d’y être arrivé. Les uns, qui ventent les mérites de leur poisson, de sa fraîcheur et de son prix défiant toute concurrence. « Sardina, véritable! », scandent les poissonniers, presque improvisés, tant leur matériel est « archaïque ». Pas de camion frigorifique, pas de garantie de fraîcheur. Mais après tout, comme on dit, un peu de microbes ça n’a jamais fait de mal ! Si l’on passe outre les quelques heures que le poisson aura passé en plein soleil, sans glace, cela laisse la possibilité aux plus modestes d’en consommer aussi. Et, il faut dire que la consommation de viande augmente pendant ce mois sacré. C’est la même chose pour la viande. Avec tout de même une petite différence, vous pouvez achetez votre viande vivante ! Si vous souhaitez gardez votre poulet quelques jours à la maison avant de le consommer -histoire qu’il réveille les voisins à l’aube- vous le trouverez vivant, à des prix tout à fait raisonnables. Le poulet « vivant » est nettement moins cher, que chez un boucher « traditionnel ». Avec des prix variant selon la taille de la bête, vous vous en sortez pour 400 dinars la volaille de près de 4 kg, contre un peu plus de 200 dinars pour un seul kilo de poulet déjà égorgé. Et pour les âmes sensibles, un service d’abattage est présent sur place. On propose également de plumer votre bête, pour à peine 20 dinars, à l’aide d’une machine tout à fait originale, sinon bruyante. Cette scène pourrait paraître folklorique à toute personne non initiée !

La fripe en force

 

Du bruit, ils en font aussi les bonimenteurs qui attirent les foules à l’aide de leur haut-parleur. Le plus souvent, ils font la promotion de produits ménagers, espérant couvrir les voix des vendeurs aux alentours. Que serait un marché sans ces fameux vendeurs à la criée ?

Le marché est séparé, fictivement, en « quartiers ». Un espace pour les légumes et autres produits frais, le fameux espace « volailles », un espace pour les vêtements et tissus. C’est ici même que se trouve un coin réservé à la friperie. La fripe est en plein essor, les vendeurs de « vieux » se multiplient en même temps que la clientèle. Ils achètent en gros chez des importateurs bien installés, à des prix cassés, des vêtements, des chaussures, des draps, des serviettes déjà utilisés, mais en bon état, et les revendent à bas prix. Ainsi trouve-t-on des pantalons ou des pulls à 10 ou 50 dinars, rarement plus. Les étals ne désemplissent pas, les gens font même la queue devant certains en attendant qu’ils ouvrent leurs ballots de vêtements, une rumeur circulant parmi la foule agglutinée : « Que vend-il ? », « Je crois que ce sont des pantalons, ça vient d’Italie ». Et c’est la cohue quand, enfin, le vendeur a réussi à extirper les vêtements de leur cageot. La réalité est moins drôle, cet attrait pour la fripe traduit une nette baisse du pouvoir d’achat des consommateurs qui, non contents d’acheter des produits neufs —déjà à prix bradés- préfèrent réaliser une plus grande économie en achetant encore moins cher dans les friperies. Tout ce qui peut permettre un peu d’économie est le bienvenu. Il faut noter, cependant, que ce sont surtout les adultes qui achètent dans les friperies. Les jeunes ne veulent pas « porter des vêtements qui ont déjà servi à quelqu’un d’autre. Et puis, on ne trouve pas de truc à la mode ! », confie une jeune fille qui, résignée, suit sa mère à travers les étalages de fripes. L’esthétique avant tout ! Un autre adolescent nous raconte sa mésaventure : « un jour, ma mère m’a ramené un pantalon de la fripe, il me plaisait bien mais je ne voulais pas lui avouer ! Finalement je l’ai porté, mais je me suis bien gardé de dire d’où il venait. J’ai dit à mes amis que je l’avais acheté dans un magasin en ville ! ». Le phénomène de la fripe n’est pas nouveau, mais il avait perdu en intensité ces dernières années, le voilà revenu à la charge.

L’envers du décor

 

Chaque semaine, c’est le même rituel qui se met en place, dès l’aube. Ce que l’on oublie souvent, c’est que des gens habitent le quartier. Ils sont bien contents que le marché ne se tient qu’une fois par semaine. Le seul avantage selon une habitante « c’est que je n’ai pas à aller loin pour faire mes courses ». Le gros problème, raconte-t-elle, « c’est que malgré la venue du service de nettoyage, les rues restent sales pendant un moment après le marché ». Il y a un tel désordre que le rétablissement est long. Sans compter le bruit qu’ils doivent supporter tous les mercredis.

Les commerçants du coin ne se plaignent pas, au lieu de leur voler leur clientèle, le marché, qui draine du monde, ramène de nouveaux clients, « des gens qui ne sont pas du quartier », affirme un commerçant bordant le marché. Mais surtout, la perte de clients due au marché est minime, car « ce ne sont pas les mêmes personnes qui achètent sur le marché et qui achètent au magasin », continue-t-il.

Le marché de Maraval semble encore avoir de longues heures devant lui, malgré les critiques, malgré les gens qui n’aiment pas aller au marché, il connaît une fréquentation record, et une diversité incroyable.

La colère gronde à Maraval, et plus particulièrement à la cité , où a lieu chaque semaine le fameux marché hebdomadaire, « Souk L’arbaâ ». Chaque semaine, les habitants sont confrontés aux mêmes problèmes, sans qu’aucune solution ne leur soit proposée. Le marché draine du monde, et fait inévitablement des mécontents. Pour les résidents, le désagrément le plus important est la saleté.

Outre les centaines de clients qui viennent y faire leurs courses, un nombre incroyable de vendeurs prennent place au centre de la cité et ses alentours, laissant ensuite traîner leurs ordures. On y trouve de tout, des sacs en plastique, des cartons, et même des restes de viande et de poisson, qui ont largement le temps de pourrir au soleil avant la venue des agents de nettoyage. Le quartier est méconnaissable, et les odeurs irrespirables. Le service de nettoyage, dans un quartier qui abrite un tel marché, devrait être accru et intervenir immédiatement après le départ des vendeurs, de manière à ce que les lieux restent propres.

C’est loin d’être leur seul motif de plainte, « il y a également un gros problème de circulation », grogne un habitant du quartier. Effectivement, la circulation automobile est totalement bloquée.

Et notre interlocuteur d’ajouter que « si un feu se déclenche, si quelqu’un fait un malaise, aucun véhicule de secours ne parviendra à atteindre les lieux ».

C’est un message de détresse que les habitants de cette cité veulent faire parvenir aux autorités compétentes, dans l’espoir qu’une solution soit enfin trouvée aux problèmes liés à un marché qu’ils qualifient de « moyenâgeux ».

La question qu’ils se posent, et qu’ils posent aux autorités locales, est de savoir si une ville comme Oran, deuxième ville d’Algérie, a besoin d’un tel marché ? Un marché qui, selon eux, ne donne pas une bonne image de la ville.

La Bastille, la rue sauvage

octobre 5, 2008 à 2:25 | Publié dans commerce agressif, Reflexion | Laisser un commentaire


WW : 05-10-2008

Si vous voulez la preuve vivante que l’Etat n’existe pas sur le terrain urbain, que la loi qui domine est celle de la jungle, sans trop chercher à Oran, je vous conseille d’aller à la rue de la Bastille en plein centre ville. C’est la face visible de la saleté d’Oran, exposée aux habitants comme aux touristes. C’est l’un des des marché devenu un cloaque le plus fréquenté de la ville par bas-fonds et par la misère. Là, tout est régie par les voyous, les trabendistes, et les vendeurs de fruits et légumes. Là vous trouverez la dignité des citoyens et la souverainté du gouvernement mélangées aux tas d’immondices qui s’y accumulent à longueur de journée. Là circulent et s’écoulent les nourritures périmées au nez et à la barbe de la wilaya, de la sûreté et toutes les directions d’anti-fraude et les services d’hygiène. Là, les riverains, abandonnés à leur triste sort, maudissent les autorités nuit et jours. C’est l’un des visages les plus hideux d’Oran.

Photos Internet.

Cadre de vie : Les barbecues sauvages incommodent les riverains

octobre 5, 2008 à 2:06 | Publié dans commerce agressif | Laisser un commentaire

El Watane : 04-10-2008
R.B.

Merguez et viande hachée grillées, d’une qualité douteuse, sont proposées par des revendeurs à la sauvette sur des tréteaux de fortune installés au coin des rues de presque chaque quartier et même au centre-ville.
Un spectacle navrant, qui agresse violemment les sens du badaud et ternit l’image peu reluisante d’El Bahia. La fumée et l’odeur que dégagent ces barbecues aménagés de manière rudimentaire ont été à l’origine de nombre d’altercations ayant opposé ces revendeurs aux locataires des immeubles environnants. Dans les abords immédiats de la rue commerçante Les Aurès (ex-La Bastille) où une flopée de barbecues a été disposée, des habitants incommodés interpellent les autorités pour mettre un terme à ce qu’ils qualifient de « dégradation de leur cadre de vie ».
Le locataire d’un immeuble situé à quelques pas de la salle de spectacles Es Saâda (ex-Colisée) s’est insurgé : « Je demeure au premier palier et je suis dans l’obligation de garder mes fenêtres fermées pour éviter les émanations. Mes voisins sont confrontés à la même situation ». Et de s’interroger avec une pointe de dépit : « N’existe-t-il pas une loi qui interdit ces activités illicites qui, en plus, attirent des individus au louche gabarit ». Le même son de cloche se fait entendre chez des habitants des faubourgs où sont installés ces barbecues. « Ces gens sont violents. Ils ont des armes blanches et n’hésitent pas à s’en servir », a affirmé un père de famille demeurant non loin du siège de l’hôtel de ville d’Oran.

Un commerçant sur 10 triche sur le poids

septembre 28, 2008 à 3:30 | Publié dans commerce agressif, Vol | Laisser un commentaire

La Voix de l’Oranie : 27-09-2008
Safi Z.

La rapine continue de faire rage à Oran

«Un commerçant sur 10 exerçant au niveau des marchés des fruits et légumes de la ville d’Oran ne dispose pas d’instruments de mesure qui répondent aux prescriptions réglementaires».
C’est ce que révèle un rapport interne de l’Office National de la Métrologie Légale, antenne d’Oran, qui fait état de 142 appareils de pesage présentant des défauts de fonctionnement sur les 1.028 unités contrôlées, comme les balances électroniques -poids et prix-, Roberval ou automatiques et autres instruments de masse, lors des différents contrôles inopinés durant ce mois de Ramadan. Ces instruments de pesage ne sont pas du tout tolérés par la réglementation en vigueur, malheureusement certains commerçants véreux et autres spécialistes de la rapine continuent à en faire usage dans leurs transactions commerciales. «Un usage plutôt déloyal», comme le déplore M. Boudelal, un cadre de l’ONML, antenne d’Oran, en sa qualité de spécialiste qui se désole aussi qu’»en ce mois de grande consommation, mois de piété surtout, certains commerçants patentés profitent de la nonchalance de la ménagère pour s’enrichir sur son dos».
Une ménagère, dit-il, qui achète le plus souvent n’importe quoi et à n’importe quel prix, à l’exemple de ce consommateur arnaqué par un vendeur de poissons qui lui fourgue du poisson congelé au lieu du frais. Des exemples comme cela, on peut vous en citer à la pelle. «Mais le plus criard est que certains commerçants, en l’absence d’un contrôle répressif, continuent à utiliser des poids qui ne sont pas reconnus comme tels, à l’exemple des boîtes de conserve, des sachets de sel et autres poids démunis de plomb», explique notre interlocuteur, devant le blanc des yeux du consommateur qui ne fait malheureusement rien pour dénoncer ce genre de tromperies. Toujours au sujet de ces contrôles de conformité périodique, nous apprenons auprès du chef de service par intérim de l’ONML, antenne d’Oran, qu’aucune saisie de matériels n’a été effectuée par les services de la métrologie légale durant leurs interventions, compte tenu de certaines contraintes rencontrées par les agents de contrôle qui ne disposent pas encore de cartes professionnelles et ce, depuis le changement de la tutelle placée désormais sous la coupe du ministère de la promotion de l’investissement et de la participation. «Nous avons effectué des contrôles au niveau des marchés des fruits et légumes de la rue des Aurès, celui d’El-Hamri et de Michelet. Nous avons relevé des infractions mais malheureusement, nous n’avons pas pu procéder à la saisie des instruments utilisés qui présentent, pourtant, des défauts de fonctionnement avérés, comme on a pu le constater. Des défauts qui entraînent une altération des qualités métriques. Le problème est que l’infraction ne peut être effective en l’absence d’une carte d’assermentation», confie-t-il dans un sentiment d’impuissance. Ainsi donc, l’autorité est interpellée pour renforcer le contrôle et permettre la mobilisation et la protection du personnel de contrôle. Rappelons que l’année dernière, il a été procédé à la saisie de 11 balances électroniques de bijoutiers qui activent au quartier de M’dina J’dida d’Oran. en effet, ces derniers utilisaient des balances électroniques jetables qui faisaient perdre aux clients jusqu’à 3 et 4 grammes par pesée.

La Loi se fait intimider sous le silence du Wali et de la mairie. Qui ne dit mot consent

septembre 24, 2008 à 9:02 | Publié dans commerce agressif | Laisser un commentaire

L’Echo d’Oran : 24-09-2008
H. Hamdouche

Quand l’autorité est aux abonnés absents dans une opération légale et impérative.

Durant l’opération de contrôle périodique effectuée en ce début de semaine, les agents de la répression des fraudes de la direction du commerce de la wilaya d’Oran ont frôlé le pire lors d’une vive altercation avec des commerçants du marché couvert du 17 octobre de la commune d’Es-Sénia. Cette rigoureuse campagne de contrôle a dans un sens suscité la colère de ces commerçants véreux et fraudeurs, ce qui a démontré clairement la véritable nature de leur activité commerciale. Ces commerçants, qui sont pour la plupart des bouchers et des marchands de fruits et légumes, se sont catégoriquement refusés à toute opération de contrôle, entravant ouvertement l’exercice de la fonction des agents de la direction du commerce. Ainsi, ces commerçants sans scrupules ont insulté les fonctionnaires et en sont même arrivés à porter de graves menaces en brandissant leurs couteaux de boucherie à l’égard des agents du contrôle, qui ne sont là en fait que dans l’intérêt et la protection des consommateurs. En dépit du fait que cette opération était combinée avec les agents de la sûreté de wilaya, la présence de ces derniers n’a pas pu éviter la dégénérescence de cette situation qui s’envenima davantage avant que ces agresseurs ne prennent la fuite. Selon nos sources de la direction du commerce, suite à la plainte déposée par les victimes auprès des services de la police judiciaire à l’encontre de ces commerçants sur la base de témoignages du site de leur stand d’activité, ainsi que des informations relatives à leur identité qui sont transcrites au niveau des registres de commerce et notamment leurs descriptions morphologiques, une enquête a été ouverte par les services concernés, de même que des avis de recherche ont été lancés contre eux. Selon nos sources, les charges retenues se résument en : entrave à l’action de fonctionnaires, outrage et menaces et usage d’arme blanche sur des fonctionnaires en plein exercice. Rappelons dans cet ordre des choses que les services de répression et des fraudes de l’inspection régionale de la wilaya d’Oran sont constamment confrontés à des attaques et des affrontements durant l’exercice de leur fonction, ce qui a amené les agents de la direction du commerce de la wilaya à établir une quinzaine de procès-verbaux relatifs à ces entraves et outrages, qui seront certainement exploités pour les éventuelles poursuites judiciaires prévues. Cependant, et malgré ces entraves et atteintes, les services du commerce ne lâchent pas du lest et poursuivent tant bien que mal leurs missions.

Titre et ligne rouge de WW

Es-Senia: Les trottoirs squattés par le commerce informel

septembre 3, 2008 à 3:22 | Publié dans commerce agressif | Laisser un commentaire

L’écho d’Oran : 03-09-2008

B. Boumediene

Les trottoirs squattés par le commerce informelMalgré l’opération de contrôle lancée dernièrement par les services concernés en collaboration avec les services de sécurité, on assiste quotidiennement à des occupations illicites d’espaces non destinés à des activités commerciales, comme c’est le cas des trottoirs squattés justement par le commerce informel au niveau l’avenue principale du centre-ville d’Es-Sénia ou celui qui vient d’être installé ces jours-ci juste derrière la direction du secteur sanitaire d’Es-Sénia où tout un espace a été squatté illicitement. Ce phénomène prend de l’ampleur et cela se constate de visu sans que personne ne réagisse. Lors de notre virée, nous avons constaté le mécontentement des habitants du voisinage et même des passants. L’un d’eux nous confia : «Ces trottoirs deviennent inaccessibles et impraticables. C’est inadmissible, nous sommes obligés de circuler ou plutôt d’emprunter la route. Tous sont exposés aux risques d’accidents, surtout les enfants. Les citoyens séniaouis demandent donc aux instances concernées d’intervenir pour mettre fin à cette situation qui ne fait que dégrader les conditions de vie des habitants.

Les raisons d’une prolifération des étals illicites

août 26, 2008 à 2:42 | Publié dans commerce agressif | Laisser un commentaire

La tribune : 25-08-2008
Samir Ould Ali

Malgré les efforts, trop souvent conjoncturels, déployés par les pouvoirs publics pour lutter contre le secteur informel, les activités commerciales non autorisées continuent de proliférer à travers la wilaya Oran. Les exemples attestant de la «bonne santé» du secteur informel sont légion : des espaces consacrés à la vente de viandes provenant de l’abattage clandestin aux marchés des fruits et légumes, en passant par ceux des voitures, des matériaux de construction, des vêtements et autres articles de large consommation, le marché informel embrasse désormais toutes les branches de l’activité commerciale. «Plusieurs raisons président à cet état de fait», explique un économiste, enseignant à l’université d’Oran, à savoir «l’impuissance de l’Etat à juguler le secteur informel, l’absence d’une politique économique cohérente qui tienne compte de la réalité algérienne et la grave déliquescence du pouvoir d’achat». D’où l’engouement des populations pour ces marchés aux prix très abordables comparativement «aux commerces légaux qui répercutent sur le prix de leurs marchandises les différentes charges fiscales auxquelles ils sont soumis». Ainsi, on aura beau le critiquer et lui attribuer tous les maux économiques du pays, il n’en demeure pas moins que le secteur informel constitue toujours l’ultime recours des faibles bourses, peu soucieuses des risques encourus, particulièrement lorsqu’il s’agit des produits alimentaires : «Et la situation restera en l’état tant que le pouvoir d’achat ne s’améliore pas», soutient encore notre économiste. La rentrée sociale et le mois de Ramadhan qui arrivent illustreront encore, sans doute, toute l’ampleur que le secteur informel a prise ces dernières années : «Nous offrons des marchandises beaucoup moins chères que les commerces formels. C’est pour cela que les gens nous sollicitent et continueront de nous solliciter», confirme un trabendiste, à l’évidence confiant en l’avenir de son négoce informel, en dépit de la volonté annoncée de l’Etat d’y mettre fin : «L’informel est partout et est accepté par tout le monde, même si beaucoup s’en défendent hypocritement», sourit-il en donnant l’exemple de ces enseignants ou cadres de grandes entreprises nationales qui ont recours aux activités informelles pour arrondir leurs fins de mois. Et lorsqu’on sait que de larges espaces publics sont squattés par les marchés de l’informel, on se demande si ce secteur n’est pas soutenu par ceux-là mêmes qui sont censés le combattre : «Il est vrai que l’informel s’est installé dans les mœurs et qu’il sera difficile de s’en défaire», reconnaît-on de sources proches des structures de lutte contre le trabendo. «Non seulement parce que nous n’avons pas les moyens matériels et les ressources humaines pour lutter efficacement mais aussi et surtout parce que l’informel est presque devenu une seconde nature, et que tout le monde s’y adonne.» L’éradication du secteur informel serait-elle une chimère ?

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