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	<title>Oranpropre &#187; État général</title>
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		<title>Oran la peste assez !</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 21:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oranpropre</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>« Mais ce n’est un &#8220;autre monde&#8221; que dans le sens peu satisfaisant, superficiel et finalement sans signification, d’une négation du macrocosme dans l’état présent et momentané de son existence. C’est une réponse illusoire à la loi de la vie, fidèle à la lettre mais non à l’esprit. Si elle peut éviter à l’âme un suicide spirituel, cette tentative de défier les lois du temps et du mouvement doit provoquer, finalement, un désastre pour ceux qui la pratiquent, ainsi que pour leur société. » Arnold Toynbee Un vent de renouveau souffle sur toutes les vieilles cités méditerranéennes. Partout sur toutes les rives du Grand Bleu, du nord au sud, d’est en ouest, à Barcelone, Tanger, Marseille, Bizerte, Gênes, Saida, Alexandrie, Larnaka, Gaza&#8230; des communautés humaines travaillent à faire revivre à leurs ancestrales cités leur passé prestigieux et à les insérer avec succès dans le système de l’économie moderne. Partout sauf à Oran, où rien ne semble arrêter la descente aux enfers. L’époque de la nuit s’éternise avec la peste et ses démons, prélude au chaos qui ne vient pas, mais qui finira quand même par se produire. Oran n’est plus Oran. On y pratique la désintégration de la civilisation de la mer et seule la barbarie préside aux destinées de la ville. A la culture de la mer riche, dense et pleine de promesses, s’est substituée une sous-culture de la poussière et des moins que rien. Mais Oran n’arrive toujours pas à se départir de son âpre destin d’être au coeur du conflit méditerranéen entre l’Orient et l’Occident, entre l’Islam et l’Eglise catholique. A Oran, ouvrez grands les yeux, vous ne risquez pas de passer à côté de l’essentiel. Ici s’affrontent sans merci les forces du bien et les forces du mal. Il y règne une drôle d’ambiance, avec le rai comme fond sonore, cette musique née des tourments d’une société destructurée ; elle ne reflète pas spécialement les moeurs du moment, elle annonce les temps à venir, les temps chaotiques comme issue imparable et inévitable. Avec son style suggestif, c’est d’abord une invitation à cesser d’exister socialement, le temps d’une chanson, c’est aussi un maintien des gens dans un état permanent d’impréparation. De cette ambiance malsaine est né un genre littéraire sur l’histoire d’Oran, initié par les tenants du courant nostalgique, nostalgie des temps coloniaux. On y présente l’histoire de la ville comme n’étant que l’histoire de la présence étrangère à Oran, et notamment les colonisations espagnole et française. Ce genre littéraire qui tend à s’imposer comme une pensée unique, prend à contre-pied la tradition oranaise, qui est à la fois orale et écrite, où se mêlent d’une manière harmonieuse histoire, géographie, culture et ésotérisme, et que les tenants du courant nostalgique trouvent trop authentique, trop « oranaise » à leur goût. Cette tradition nous enseigne que l’histoire de la ville est jalonnée par de prestigieux personnages, elle nous apprend qu’Oran, à l’instar de ses soeurs aînées des cités méditerranéennes, a été fondée dans le sillage des flux civilisationnels partis d’Orient. Réduire l’histoire d’Oran à l’histoire de la présence étrangère constitue en lui-même un déni d’histoire, en ce sens que ce genre littéraire, qui a pour fonction d’assurer le marketing du colonialisme, se limite à en souligner la nécessité historique et les apports culturels. Il s’agit tout simplement d’isoler l’histoire de la géographie et de la culture, d’isoler le temps de l’espace. En usant des techniques de l’uchronie, pour démontrer ce qu’aurait pu être l’histoire, on réalise un véritable détournement historique. C’est le règne de l’histoire mensongère, l’histoire justificative, la description du passé par des postulats historiques fantaisistes. C’est de cette littérature de mauvais aloi que sont encombrés les rayons des librairies et que se cultivent les esprits. Le but de cette entreprise de sape est connu. Il s’agit de pousser les Algériens à se convertir à l’idéologie occidentale, tout comme on a tenté de convertir leurs ancêtres au christianisme au lendemain de la Reconquista. Depuis 1509, Oran ne cesse de subir les affres de cette agression qui vise à la vider de sa substance spirituelle et culturelle. Je n’en prendrai pour preuve que cette hétérogénéité linguistique, urbanistique, culturelle, qui empêche toute construction d’une identité et d’une vocation. Les monuments historiques non représentatifs de l’histoire et de la culture d’Oran, que les tenants du courant nostalgiques montrent fièrement aux visiteurs étrangers, sont la preuve de l’ampleur des destructions et des violences qu’a subies la ville par des agresseurs étrangers revanchards. De même que la configuration urbaine de la ville indique clairement les stratégies d’isoler la ville de son milieu naturel, la mer Oran le paradoxe, à la fois si proche de la côte et si loin de la mer. Oran le ridicule, coupée de la mer telle que l’ont voulu ses colonisateurs, elle reste jusqu’aujourd’hui privée de tout accès à la mer. Oran l’ironie, pour accéder à la mer, il faut aller jusqu’à Saint-Roch par l’ouest ou à Ain Feranine par l’est. Oran la misère a fini par perdre sa vocation méditerranéenne, où tous les métiers et toutes les activités liés à la mer sont en déclin quand ils n’ont pas disparu. Ainsi va Oran le désastre : une vocation inassumée, une cité imméritée. Et puis cette humanité d’indus occupants, maîtres des lieux, qui ont déclaré Oran ville ouverte, plongée dans la perversion et la permissivité. Dans cette ville en rupture avec son histoire et sa vocation, le monde marche sur la tête, le système des normes et des valeurs a été renversé. En tournant le dos à la mer, Oran reste tragiquement exposée aux seuls courants continentaux qui marquent profondément ses moeurs, son urbanisme, ses goûts et même son climat, « un climat rendant paraît-il la souffrance, la maladie, l’agonie et la mort plus insupportables qu’ailleurs » (Bernard Jakobiak ). On est bien loin des temps prestigieux d’Oran, telle que l’ont voulue les Andalous, les pères fondateurs, un trait d’union entre l’Andalousie, la patrie mère, et le Maghreb pour assurer la prospérité économique et l’épanouissement culturel des contrées maghrébines. Oran et Mers el Kébir, l’une ne va pas sans l’autre, solidaires et indissociables. C’est cet ensemble qui a décerné à la cité sa position stratégique et son rôle actif dans le jeu méditerranéen. La construction de la ville d’Oran a fait de cet abri naturel de Mers el Kébir un grand port à l’échelle méditerranéenne, avec des fonctions commerciales et militaires. En même temps, Oran a toujours su garder un esprit d’indépendance à l’égard de tous les royaumes maghrébins pour être toujours en mesure de conserver sa position stratégique et d’assumer sa vocation. Et puis la nuit coloniale tomba sur la ville. Le colonialisme travaille à enferrer la société colonisée dans un état de convulsions et à introduire des ruptures dans son histoire, sa géographie et sa culture dans le but ultime de l’isoler de ses origines et de sa vocation. L’oeuvre des colonisations espagnole et française à Oran a été un grand désastre ; la ville a été banalisée, devenue une bourgade coupée de son milieu, de ses origines, sans vocation, sans aucun rôle dans la stratégie méditerranéenne. Toutes ces ruptures introduites par l’occupation coloniale ont privé Oran, à l’indépendance, des moyens pour gérer les transitions sociales post coloniales. Effectivement, les responsables locaux n’ont fait que reconduire des schémas d’urbanisation d’inspiration coloniale, qui étaient fondés sur la primauté numérique et qualitative des Européens, sur l’exclusion et le contrôle des populations indigènes et sur l’isolement de la ville de son milieu naturel. Autant de schémas qui ont fini par précipiter la ville dans des situations catastrophiques. Le 17 Mai 1509, l’armée espagnole investit Oran, tuant 4.000 personnes et faisant 8.000 prisonniers. Dans une folle logique de Reconquista, les Espagnols sont venus détruire les dernières traces de la civilisation Andalouse. D’où cet acharnement à transformer la ville andalouse en enclave hispanique : convertir les mosquées en églises et en couvents, transformer la ville en garnison, remplacer la population par des soldats, installer les fortifications, changer de moeurs, de langage, de décor&#8230; Oran devient une machine de guerre de l’église catholique contre l’Islam. Cette conquête brutale allait couper la ville des terres intérieures, de ses bassins nourriciers et de ses terroirs. Mais Oran a résisté à l’entreprise coloniale espagnole, et c’est ainsi que trois siècles plus tard, les Espagnols ont du quitter la ville sous la contrainte, sans n’avoir jamais atteint leurs objectifs. De cette triste époque, ne subsistent que quelques sites militaires et quelques expressions hispaniques, témoins des vaines tentatives de dépersonnalisation. En 1831, de nouveau l’infamie de la colonisation. Oran et Mers el Kébir sont occupés par les troupes françaises. Rapidement, la pénétration coloniale se fait massive. La ville sera construite sur la base de la ségrégation coloniale. L’essentiel de l’espace urbain est réservé exclusivement aux européens et les indigènes repoussés vers les zones périphériques. Tous les grands esprits français, de Victor Hugo à Albert Camus, du début à la fin de l’occupation, ont rivalisé d’intensité intellectuelle pour formuler les postulats philosophiques aux conquêtes coloniales et élaborer les mythes fondateurs de l’empire colonial. On trouve une excellente illustration dans un discours de Victor Hugo lors d’un banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage, le 18 mai 1879 : « L’Afrique n’a pas d’histoire ; une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe [...]. Les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; [...] Au XIXème siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au XXème siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. À qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu ». Dans son essai &#8220;Culture et impérialisme&#8221;, Edward Said qualifie Albert Camus d’écrivain franchement colonial dont les écrits ne font qu’affirmer la relation binaire qui existait entre colonisés et colonisateurs en Algérie. Dans un article remarquable &#8220;Camus le colonisateur sublimé&#8221;, Bernard Jakobiak explique : « Car Albert Camus pur produit de l’Université Ultra-Française d’Alger croit dire vrai, croit découvrir, alors qu’il répète la leçon apprise, alors qu’il ment ! Il n’écrit pas, il est écrit. Aveuglément il entre docilement dans le système baptisé par d’autres : Vérité. Il croit ainsi se sauver : illusion à perpétuité. Elle s’amplifiera au contraire, deviendra une philosophie l’Absurde. (&#8230;) « Prenons &#8220;La Peste&#8221;, première étape du décollage vers l’illusion et première marche du succès. Le mensonge y est évident et les invraisemblances pour la bonne cause, légion : une oeuvre de trompeur trompé, voulant se tromper, réussissant. (&#8230;) « Mais Albert Camus élimine ce qui le gêne, gomme minutieusement toute trace de colonisé dans cette ville arabe colonisée. Albert Camus veut nous faire croire qu’Oran est une ville française et qu’il est français sans rien de particulier sinon un lieu de naissance au climat rude, sans arbres, sans frémissements d’ailes. (&#8230;) « Le choix de Camus écrivant &#8220;la Peste&#8221; est le même. Mais il oublie de nous avouer que s’il accepte ce mutisme, que si lui, épris de justice, refuse de dévoiler le scandale de la colonisation et du monde colonial, c’est qu’il ne veut pas en être exclu, c’est qu’il en fait partie, c’est que là est son véritable pays, c’est qu’il est un colonisateur ennemi de certaines injustices sans doute, mais allié en réalité d’un système qu’il ne veut pas remettre en cause. Aussi tout l’effort du livre consistera-t-il à se prouver qu’on parvient ainsi quand même à une humanité lavée de toute tare particulière donc du colonialisme. Mais il faudra encore beaucoup se leurrer et tromper le lecteur. » Devenue ville &#8220;française&#8221; par excellence, Oran reçut son coup de grâce par la conversion de Mers el Kébir en port militaire et l’extension de son port commercial. Livrée aux pieds-noirs qui constituaient l’écrasante majorité de la population, Oran devient le quartier général de l’OAS durant les mois sanglants qui précédèrent l’indépendance. On est allé même imaginer à Paris un plan de partition de l’Algérie qui garderait Oran sous influence française car il était inconcevable que l’Algérie indépendante puisse prendre le contrôle de tant d’intérêts économiques et stratégiques liés à la place d’Oran. Tout récemment, Oran a vu certains pieds-noirs revenir pour une visite, à la manière dont un assassin revient sur les lieux du crime. Les tenants du courant nostalgique étaient tous présents, sollicitant des certificats de bonne conduite pour n’avoir jamais cessé de faire l’apologie du colonialisme et pour tous leurs efforts de maintenir une certaine présence de la France coloniale dans l’Algérie indépendante. Mais ces pieds-noirs avaient d’autres préoccupations : ils sont venus jeter un ultime regard sur cette Algérie post coloniale dans laquelle ils ne se retrouvent pas. Ils ne cesseront jamais de se dire qu’ils ont bien fait de quitter en 1962 ce pays qui n’était pas le leur et que d’ailleurs aucune coexistence n’aurait été possible avec les indigènes, a fortiori devenus des citoyens à part entière. Ils ont vérifié de visu pour eux-mêmes et pour tous ceux qui n’ont pas le voyage l’ampleur du chaos, issue logique et inéluctable de l’ordre colonial dégénéré. Et l’après chaos ? Osons une ambition pour Oran. Son potentiel la prédestine à devenir la capitale économique et culturelle du Maghreb. Aussi, pour peu que l’élite locale sache exprimer un génie, pour peu que la décentralisation s’accélère en Algérie pour doter les grandes cités de gouvernements locaux, on pourrait imaginer un grand projet de reconstruction de la ville, autour de son noyau originel, tel que conçu par ses pères fondateurs, les Andalous. C’est alors qu’Oran réapprendra à marquer son appartenance à la Méditerranée, par la conversion de son port en quartier de la ville qui devient un accès à la mer. Mers el Kébir, tout en gardant sa vocation de port militaire, sera restitué à la ville pour devenir le plus grand port commercial de la Méditerranée, doublé d’un grand chantier naval. Ainsi Oran pourrait devenir une grande métropole méditerranéenne avec un rythme de développement appréciable, capable de susciter un flux de transfert de capitaux, d’expertise, de savoir-faire, de technologies, d’arts. En s’éloignant de la pensé unique et inique du courant nostalgique, on opérant un juste retour aux enseignements de la tradition oranaise, on arrive à mieux percevoir la nécessité d’en finir avec cette chose hideuse appelée injustement Oran, qui est en réalité innommable et que l’on pourrait appeler la peste, c’est-à-dire la rupture du flux d’énergie vitale. C’était Pierre Rossi qui nous invitait à cette édifiante conclusion : « L’évolution tend à dissoudre les principes de l’Etat Nation au sein d’empires capables de rendre aux cités les responsabilités qui, parce qu’elles équilibrent les communautés nationales vivantes, rééquilibreront aussi par la même occasion les grands ensembles appelés à régner sans doute mais sans gouverner pour autant. Faute de quoi il arrivera que l’économie politique à force d’accaparement et de cynisme finira par faire ouvertement la guerre aux humains non plus seulement aux possibilités de leur vie mais aussi de leur survie. Pour avoir oublié qu’avant d’être des clients ou des administrés ils sont d’abord des hommes. »</p>
<p><a href="http://oumma.com/article.php3?id_article=1851">http://oumma.com/article.php3?id_article=1851</a>#</p>
<p><a href="http://oumma.com/_Brahim-Zeddour_">Brahim Zeddour</a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/wahranelbahia.wordpress.com/227/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/wahranelbahia.wordpress.com/227/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=wahranelbahia.wordpress.com&#038;blog=5083119&#038;post=227&#038;subd=wahranelbahia&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Dr Bachir Soulimane, de l&#8217;université d&#8217;Oran, sur la violence en Algérie.</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 09:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oranpropre</dc:creator>
				<category><![CDATA[État général]]></category>

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		<description><![CDATA[Violence en Algérie : L&#8217;éloquence des bilans et le mutisme des autorités Le Quotidien d&#8217;Oran :05-10-2008Moncef Wafi A la violence criminelle s&#8217;ajoute, aujourd&#8217;hui, une violence ordinaire: «comme si la vie, elle-même, devenait violente». Une agressivité nouvelle marque les relations personnelles et sociales. Voilà comment on peut résumer le regard que porte le Dr Bachir Soulimane, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=wahranelbahia.wordpress.com&#038;blog=5083119&#038;post=111&#038;subd=wahranelbahia&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://2.bp.blogspot.com/_Obnt4xju6V0/SOiFXASrnSI/AAAAAAAAAa4/OWN9QE-TMXY/s1600-h/%C3%A9meute+2008.bmp"><img style="float:right;cursor:hand;margin:0 0 10px 10px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Obnt4xju6V0/SOiFXASrnSI/AAAAAAAAAa4/OWN9QE-TMXY/s400/%C3%A9meute+2008.bmp" border="0" /></a>
<div>Violence en Algérie : L&#8217;éloquence des bilans et le mutisme des autorités</p>
<p>Le Quotidien d&#8217;Oran :05-10-2008<br />Moncef Wafi</p>
<p>
<div align="left">A la violence criminelle s&#8217;ajoute, aujourd&#8217;hui, une violence ordinaire: «comme si la vie, elle-même, devenait violente». Une agressivité nouvelle marque les relations personnelles et sociales. Voilà comment on peut résumer le regard que porte le Dr Bachir Soulimane, de l&#8217;université d&#8217;Oran, sur la violence en Algérie.</p>
<p>Cette violence, ajoute l&#8217;auteur de la thèse «Vide social et violences urbaines» et quelle que soit son origine, semble, d&#8217;une manière générale, se définir par sa connotation urbaine et sa concentration sur certaines catégories de populations. Pour le Dr Soulimane, les jeunes de certains quartiers dits populaires sont soumis, de manière répétitive, à cette violence et en même temps qu&#8217;ils constituent les principaux acteurs de cette nouvelle délinquance d&#8217;exclusion, ils sont, également, les principales victimes des agressions. Les dernières statistiques fournies par les services de sécurité montrent clairement cette concentration de la violence dans les grandes métropoles algériennes. Alger, Oran ou encore Annaba, sont perpétuellement cités au hit-parade de la violence urbaine et les bilans sécuritaires renseignent volontiers sur la courbe ascendante prise par le phénomène, ces dernières années. En l&#8217;espace d&#8217;une semaine, et plus précisément la deuxième du dernier ramadhan, 860 affaires ont été enregistrées par les services de l&#8217;ordre public de la wilaya d&#8217;Alger, dans le cadre de la lutte contre la petite délinquance et la criminalité. Toujours côté chiffres, 118 personnes ont été déférées au parquet d&#8217;Alger, dont 34 ont été mises en détention provisoire à l&#8217;issue d&#8217;opérations de contrôle menées par les différents services de sûreté de la wilaya d&#8217;Alger, du 23 au 31 août 2008, à travers plusieurs points relevant du secteur d&#8217;Alger. L&#8217;autre constat à faire est cette proportion à la juvénilité de la violence. Ainsi et prenant en exemple Oran, le Dr Soulimane souligne l&#8217;importance de cette tendance qui trouve également sa pleine mesure dans les bilans des services de sécurité.</p>
<p>La juvénilité de la violence</p>
<p>«A Oran, comme dans la plupart des grandes villes du pays, nous enregistrons une augmentation singulière du taux de criminalité comme nous assistons à la prolifération de comportements considérés comme anormaux ou immoraux: alcoolisme, prostitution, jeux d&#8217;argent, vagabondage, vandalisme&#8230; Ces comportements inquiètent fortement et ce, d&#8217;autant qu&#8217;ils sont le fait d&#8217;individus de plus en plus jeunes. Des bandes de jeunes aux allures agressives multiplient, de jour comme de nuit, agressions, vols. Ce phénomène a pris des proportions quasiment incontrôlables et posent des problèmes épineux aux organismes chargés de la lutte contre ce phénomène dépassé par son ampleur.» Depuis le début de cette année, plus de 7.000 mineurs, dont 238 filles, ont été impliqués dans des affaires délictueuses à l&#8217;échelle nationale, à fin août 2008, selon les services de police. Le taux de mineurs impliqués dans des affaires délictueuses, au premier semestre 2008, a connu une augmentation de 10% en comparaison avec la même période de l&#8217;année 2007. Les infractions les plus répandues enregistrées durant le premier semestre 2008 portent sur les différentes formes de vol dans lesquelles 2.494 mineurs ont été impliqués, suivies des violences physiques (coups et blessures volontaires) commises par 1.381 mineurs. L&#8217;âge des enfants et adolescents mêlés à ces différentes infractions varie entre moins de 10 ans et 18 ans et la plupart des mineurs impliqués (3.054) sont inclus dans la tranche d&#8217;âges des 16-18 ans. 2.294 autres mineurs impliqués sont âgés entre 13 et 16 ans, 402 entre 10 et 13 ans et 86 ont moins de 10 ans. La délinquance féminine représente, quant à elle, seulement 3%. Le phénomène de délinquance se concentre particulièrement dans les grandes villes, Alger arrivant en tête des wilayas ayant enregistré le plus grand nombre de cas (571), suivie d&#8217;Oran (330), alors que Biskra vient en première position pour les wilayas du sud du pays avec 186 mineurs impliqués.</p>
<p>Aux premiers rangs des émeutes</p>
<p>Pour la commissaire principale chargée du bureau national de la protection de l&#8217;enfance et de la délinquance juvénile de la police judiciaire, Mme Messaoudène, les principales causes du phénomène résident dans les problèmes socio-économiques, d&#8217;une part, le silence du citoyen, le non-signalement d&#8217;actes de délinquance et la démission parentale envers les enfants constatée ces dernières années, d&#8217;autre part, ainsi que la perte des valeurs morales. Des causes et des conséquences qu&#8217;il faut rechercher au niveau des villes algériennes devenues de véritables foyers d&#8217;insécurité et de malvie, selon le Dr B. Soulimane qui estime qu&#8217;elles renvoient une image fidèle de la société algérienne. «Le brassage social à grande échelle, la paupérisation côtoyant la richesse aux origines douteuses de certains, la bidonvilisation, les inextricables problèmes d&#8217;eau et de transport, la démographie débridée créant une surpopulation dangereuse ont fait des villes le déversoir et le reflet de toutes les frustrations, de toutes les inégalités.» L&#8217;autre facette de la violence est cette tendance à s&#8217;exprimer à travers les émeutes. «En dehors de cette violence ordinaire qui caractérise la vie dans ces quartiers, la population juvénile se distingue, aussi, par des actes de violence et de destructions. Ces actes ciblent, d&#8217;une manière générale, les forces de l&#8217;ordre (police, gendarmerie) et les édifices publics (mairies, postes, commissariats). Ces manifestations sont, aujourd&#8217;hui, les moyens de pression utilisés pour obliger les autorités à régler un problème», ajoute encore le Dr Soulimane. Ce dernier évoque, plus loin, une véritable «sous culture» de la violence qui semble s&#8217;être développée dans les quartiers populaires pour, de temps à autre, envahir les «centres-villes». Une sous culture qualifiée d&#8217;«adolescente» tout en tentant de structurer la vie des groupes mais qui génère des comportements qui vont du pillage, lors des émeutes, à l&#8217;agression collective. «D&#8217;une façon ou d&#8217;une autre, il s&#8217;agit d&#8217;une violence constitutive de comportements qui sont d&#8217;abord sociaux et collectifs et rarement ceux d&#8217;individus isolés.» En absence d&#8217;une représentativité de l&#8217;autorité étatique sur le terrain, de la carence de dialogue avec les autorités, doublées de l&#8217;incapacité de ces dernières à prendre en charge les besoins nombreux et divers des populations en matière d&#8217;attentes sociales, un climat de suspicion et de contestation se forme avec, souvent, à l&#8217;origine des mutineries au cours desquelles les jeunes sont au premier rang.</p></div>
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		<title>ORAN, UNE VILLE QUI FAIT PEUR</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 18:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oranpropre</dc:creator>
				<category><![CDATA[État général]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Soir d&#8217;Algérie : 21 février 2006Par M. E. Safi. La langue se délie et la plume s&#8217;aguerrit lorsqu&#8217;on parle d&#8217;El-Bahia, ville hétéroclite qui renferme bien des secrets et des déceptions. Certes, jadis, une ville radieuse, enivrante, captivante, elle l&#8217;est toujours. Ses monuments, ses sites et ses vestiges en témoignent. Ses ruines aussi. Mémoire d&#8217;un [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=wahranelbahia.wordpress.com&#038;blog=5083119&#038;post=84&#038;subd=wahranelbahia&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://3.bp.blogspot.com/_Obnt4xju6V0/SMK3_njYX_I/AAAAAAAAASc/oG9oSNZ3ub8/s1600-h/peur_-706644.jpg"><img style="float:right;cursor:hand;margin:0 0 10px 10px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Obnt4xju6V0/SMK3_njYX_I/AAAAAAAAASc/oG9oSNZ3ub8/s400/peur_-706644.jpg" border="0" /></a>
<div><span style="color:#3366ff;">Le Soir d&#8217;Algérie : 21 février 2006<br /></span><span style="color:#cc0000;">Par M. E. Safi. </span></p>
<p>La langue se délie et la plume s&#8217;aguerrit lorsqu&#8217;on parle d&#8217;El-Bahia, ville hétéroclite qui renferme bien des secrets et des déceptions. Certes, jadis, une ville radieuse, enivrante, captivante, elle l&#8217;est toujours. Ses monuments, ses sites et ses vestiges en témoignent. Ses ruines aussi. Mémoire d&#8217;un passé glorieux. Capitale de l&#8217;Ouest, deuxième ville d&#8217;Algérie qui rivalise avec la capitale. Ceux qui l&#8217;ont connue, il y a quelques décennies, vous le diront et vous le confirmeront : &#8220;Wahran&#8221; était une ville magnifique, superbe et attrayante.<br />La visiter aujourd&#8217;hui en est tout autrement. Un spectacle de désolation, d&#8217;insalubrité, un manque d&#8217;hygiène flagrant, favorisés par la négligence, le laisser-aller de certains responsables qui se cantonnent derrière leurs bureaux, à l&#8217;abri de la chaleur, bercés par la fraîcheur de climatiseurs. Ajoutez à cela le climat d&#8217;insécurité qui vous glace le dos surtout si vous écoutez des récits et des témoignages sur les agressions de toutes sortes. Faudrait-il une deuxième alerte à la peste pour se réveiller enfin et réagir ?<br />Les choses vont mal à&#8221; Wahran&#8221;, symbole des deux lions : les habitants de certains quartiers ne reçoivent l&#8217;eau qu&#8217;une fois tous les trois jours, parfois, cela dure plus d&#8217;une semaine. Dans d&#8217;autres, le phénomène perdure. L&#8217;alimentation en eau douce est un mirage et les colporteurs d&#8217;eau, encouragés par cette aubaine, en tirent d&#8217;énormes profits. L&#8217;eau, transportée la plupart du temps dans des citernes en tôle galvanisée, est d&#8217;une hygiène douteuse. Et dire que les Romains construisirent des viaducs qui desservaient cette denrée rare.<br />Aujourd&#8217;hui encore, en 2006, des charrettes sillonnent la ville, offrant fruits et légumes, à la convoitise des yeux et des escarcelles fragiles. Les chevaux et les ânes affectés à cette tâche ne se gênent nullement pour déverser &#8220;les délices&#8221; d&#8217;une nourriture à même le sol. Encore un travail pour les éboueurs. Partout : devant les immeubles, les maisons individuelles, d&#8217;énormes tas d&#8217;immondices et d&#8217;ordures ménagères jonchent le sol. Même les éboueurs se prêtent au jeu et ne ramassent que ce qu&#8217;ils veulent, laissant le reste aux rongeurs, véritables diables de Tasmanie. Des rôdeurs nocturnes éventrent les sacs et répandent leur contenu.<br />Les conducteurs inconscients grillent les sens interdits. Les enfants colonisent les rues en s&#8217;adonnant à leur jeu favori : le foot. Les piétons l&#8217;occupent littéralement défiant les automobilistes, leur jetant parfois un regard oblique et proférant des paroles véhémentes. Ne vous étonnez pas si vous croisez de temps à autre des jeunes, bouteilles de bière à la main, déambulant dans les rues ou agenouillés sur les trottoirs rendant la vie difficile au voisinage par leurs veillées nocturnes où fusent des paroles obscènes et intempestives qui empêcheraient toute assemblée familiale. Des véhicules, neufs pour la plupart roulent à grande vitesse risquant la vie d&#8217;autrui à chaque instant. Musique à fond, on fait fi de nos tympans! Les routes défoncées et parsemées de &#8220;dos d&#8217;âne&#8221; rendent la conduite difficile aux automobilistes les plus hardis, venant à bout des amortisseurs les plus performants. Même les grandes avenues et les grands boulevards qui connaissent un véritable afflux n&#8217;échappent pas à cet état de fait.<br />Parcourir les rues de M&#8217;dina J&#8217;dida, de la Bastille, la cité Lescure renseigne sur la triste réalité oranaise. Tout règne dans le désordre. L&#8217;environnement est défiguré. Se garer quelque part pour faire ses emplettes relève du défi. Vous êtes obligé d&#8217;avoir recours à ces &#8220;vigiles&#8221; armés de matraque. Autrement, à votre retour, la surprise fait mal et les cardiaques flancheront. Car s&#8217;il y a vol, personne ne viendra à votre secours. Souvent, des personnes sont tabassées avant d&#8217;être délestées de leur véhicule. La corruption fait rage et le plus vieux métier du monde se pratique au vu et au su de tout le monde. Les services de sécurité ont beau multiplier les rafles et les rondes, les pickpockets poussent comme des champignons. Nul n&#8217;est à l&#8217;abri. La population est livrée à elle-même.<br />&#8220;Wahran&#8221;, ville symbole de souveraineté, de plénitude, de gaieté, où il fait bon vivre, parviendra-t-elle un jour à sortir de la tourmente ?</div>
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		<title>la violence urbaine fait des ravages</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Nov 2002 21:36:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oranpropre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agression]]></category>
		<category><![CDATA[État général]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Expression : 27 Novembre 2002Par B. Houari 75 agressions et 5 décès pour la première semaine du ramadan.Le ramadan a connu une nette progression des actes de délinquance. Les bandes organisées, ayant délimité les contours de la stratégie de lutte contre la violence urbaine, mise en place depuis la saison estivale, sont reparties à l’assaut [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=wahranelbahia.wordpress.com&#038;blog=5083119&#038;post=81&#038;subd=wahranelbahia&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Expression : 27 Novembre 2002<br />Par B. Houari</p>
<p>75 agressions et 5 décès pour la première semaine du ramadan.<br />Le ramadan a connu une nette progression des actes de délinquance. Les bandes organisées, ayant délimité les contours de la stratégie de lutte contre la violence urbaine, mise en place depuis la saison estivale, sont reparties à l’assaut du citoyen et de sa quiétude.Les marchés, tout comme certains quartiers de la ville, sont devenus de véritables espaces d’insécurité.Les agressions à main armée, les vols à la sauvette ou encore les vols avec violence ne se comptent plus. Au marché de l’Usto, on joue du couteau facilement.Depuis le début du ramadan 4 citoyens y ont laissé la vie et chaque jour que Dieu fait des ménagères se font voler au vu et au su de tout le monde. Pour la seule première semaine du mois de ramadan, 75 agressions ont été enregistrées au niveau du tissu urbain et 5 décès ont été enregistrés au niveau de la médecine légale.De nouvelles formes de violence ont vu le jour. Il y a moins d’un mois, les passagers d’un bus de la ligne U avaient été pris en otage par une bande de malfaiteurs et ils durent, sous la menace d’armes blanches céder tous leurs biens (argent, bijoux). Il y a quelques jours, un chauffeur de taxi a été agressé en plein jour à la station de Yaghmoracen. Si par le passé, on avait imputé la montée de violence aux vagues de prisonniers élargis dans le cadre de la grâce présidentielle, pour cette fois, les causes sont à rechercher ailleurs.Certes des patrouilles mobiles de la Bmpj sillonnent la ville, mais leur présence, jugée dissuasive au départ, n’a plus d’impact sur les malfaiteurs qui connaissent parfaitement la topographie du centre-ville et peuvent s’évanouir dans le dédale des ruelles une fois leur forfait accompli.Maintenant, la violence a même atteint des quartiers qui étaient réputés calmes.Toute la ville est gangrenée par ce fléau qui a pris de l’ampleur.Récemment, quelques minutes avant la rupture du jeûne, le quartier périphérique de Batimate Taliane avait été envahi par deux bandes de jeunes, armées de couteaux et de sabres, qui voulaient en découdre. Les policiers sont arrivés trop tard. Mieux encore, un seul véhicule était venu en éclaireur.La même mésaventure a été vécue par les habitants de la cité Amirouche (ex-Perret), contraints, un jour, de subir la loi de deux gangs, versés dans le trafic de la drogue, qui avaient choisi cette cité pour régler un différend.La drogue circule au grand jour et les dealers ne se cachent plus pour fourguer leur marchandise.Une virée du côté du marché de M’dina Jdida, quelques minutes avant la rupture du jeûne, permet au premier venu de voir comment les barres de kif traité sont négociées et comment elles changent de main.Il est maintenant clair que les bandes de malfaiteurs ont plus d’audace.Rassurés par un dispositif sécuritaire de la ville, elles ont trouvé les failles capables de leur permettre de frapper, où, quand et comme elles veulent. Il paraît clair aujourd’hui de revoir la stratégie de sécurisation de la ville.Une présence discrète, des voitures banalisées, un réseau d’informateurs et des équipes mobiles feraient mieux qu’une patrouille motorisée de la Bmpj qui se pointe sirènes hurlantes.Aujourd’hui, avec la dégradation des conditions sociales et la mal vie qui ont obscurci les horizons des jeunes, il faudrait trouver de nouveaux moyens de lutte contre la délinquance, réprimer et savoir comment le faire, éduquer et surtout réimpliquer le citoyen dans la lutte contre la délinquance grâce à un téléphone vert ou à des mécanismes souples qui ne pénalisent pas les bonnes volontés.Si l’Algérie n’a pas plié devant le terrorisme, c’est parce que les efforts de tous ont été nécessaires et pour éviter que la délinquance et la violence urbaines ne soient une fatalité, il est urgent de prendre le taureau par les cornes.</p>
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