Une histoire qui fait chaud au coeur à la veille de l’Aïd.
septembre 30, 2008 à 12:20 | Publié dans Hogra sociale | Laisser un commentaireQuotidien d’Oran : 30-09-2008
par Mohamed Bensafi
Béni Saf : Un père, une fille et une promesse
Elle habite quelque part dans la région de Oulhaça (25 km à l’ouest de Béni Saf). En juin dernier, elle était toute contente d’avoir réussi son examen de 6ème, en septembre elle est toute chagrine de voir ses camarades rejoindre le CEM, pourtant à quelques minutes du domicile familial, et elle, non. La cause, son père en était opposé. Soucieuse de voir sa petite-fille perdre sa scolarité, sa grand-mère maternelle l’a fait venir chez elle, du côté de Aïn Témouchent pour la scolariser dans un CEM de la ville. Mais elle rencontra un problème lié à l’autorisation paternelle. Là-bas, le père persiste, pas d’école pour Aïcha, qui, la mort dans l’âme, retourne au bled. Informées, 2 membres de la FASDE (Fondation algérienne de la sauvegarde des droits de l’enfant), la présidente et la SG, le bâton de pèlerin à la main, se dépêchèrent sur les lieux. En plus de la fillette empêchée d’aller à l’école, elles découvrirent un autre enfant de 11 ans, handicapé moteur, qui lui n’a jamais connu l’école. Le père absent, elles chargèrent la mère, qui elle est toute convaincue à l’éducation de ses enfants, de rapporter à son mari l’objet de leur visite en tant que FASDE, que leur mission est de voir cette enfant retrouver, comme tous les autres enfants, son droit à l’éducation, la chance d’assurer un avenir. Elles repartirent avec le pressentiment d’avoir laissé derrière elles une messagère très mal à l’aise face à son quidam, pour lui dire une demande, déjà faite, celle de revenir à de meilleurs sentiments et laisser sa fille rejoindre l’école. Les 2 membres de la FASDE reviendront, deux jours plus tard, chez la famille avec des bras chargés d’habits pour l’Aïd El-Fitr aux 4 enfants de la famille. Cette fois-ci, elles purent rencontrer le père et réussirent à le convaincre à lever son veto. Elles ne quitteront la maison qu’une fois s’être rassurées par ce dernier à se rendre, le lendemain, à la mairie de la commune et de signer le document en question, document d’ailleurs fourni par les 2 visiteuses. Elles promettront aussi à la famille de trouver une âme bienfaitrice qui fournira à leur enfant handicapé un fauteuil roulant. Lundi matin, la présidente de la FASDE était toute ravie quand elle nous annonça au téléphone que le père est allé au terme de sa promesse, que Aïcha a rejoint le CEM de sa région, qu’elle a même déjà bénéficié de l’indemnité de scolarité (2.000 DA) et s’est vu acheter des articles scolaires par son père. «Comme Aïcha, ils (car il y a certainement aussi des garçons) devraient y en avoir encore dans la région et même dans le Témouchentois», conclut-elle. Son message est fort, tout enfant du monde a droit à l’éducation.
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WW. C’est comme ça qu’on occupe le terrain. Grand, merci à cette association. Cette fille sera un jour la fierté de son père.
Titre WW
Un véritable déferlement de mendiants à Oran
septembre 3, 2008 à 3:11 | Publié dans Hogra sociale, Mépris des responsables | Laisser un commentaire
محاولة انتحار بغاز البوتان وعائلات في الشارع أياما قبيل رمضان
août 28, 2008 à 1:38 | Publié dans Hogra sociale, Mépris des responsables | Laisser un commentaire
Les enfants du pain noir (khobz yabes)
août 28, 2008 à 2:31 | Publié dans Hogra sociale, Mépris des responsables | Laisser un commentaireL.expresse: 16-08-2008
Aït Ouakli OUAHIB
Les enfants du pain noir
Des centaines, voire des milliers d’enfants travaillent au noir en Algérie. Oran en fait partie.
Au milieu d’un énorme tas d’ordures, des enfants de tout âge, creusent. Ils cherchent des objets susceptibles d’être monnayés. La finalité, gagner quelques sous et alléger, un tant soit peu, la misère de leurs parents.Des jeunes enfants affluent chaque matin vers les agences de transport. Tout au long de la journée, ils ne cessent de harceler les voyageurs en leur proposant des bouteilles d’eau, des cacahuètes, des cigarettes.D’autres sillonnent les artères de la ville en quête de pain sec. Ce sont là des enfants qui n’ouvrent pas droit aux vacances et qui à l’instar des adultes, travaillent pour gagner leur pain.Leurs vacances sont intimement liées aux décharges publiques, marchés et trottoirs. Ils ne connaissent aucun moment de répit pendant la saison estivale.Dans nombre de familles démunies, le travail des enfants, pendant l’été, est un passage obligé. Et chacun des enfants rencontrés excelle dans un domaine bien précis.Khobz yabès et décharges publiquesLe soleil commence à peine à se lever que trois enfants âgés entre 10 à 11 ans investissent les localités d’Es-Senia, Maraval, Saint Hubert, les Palmiers….Ils viennent de loin et s’immobilisent devant chaque immeuble. A gorge déployée, ils demandent du pain sec ou communément appelé «khobz yabès» Du haut du balcon, une femme jette un grand sachet noir bien rempli. Trois enfants accueillent avec bonheur et enthousiasme le sachet. Qui sont ces jeunots? Que font-ils? Pourquoi reviennent-ils chaque matin et cherchent-ils toujours du pain? Ce sont les enfants eux-mêmes qui répondent à notre curiosité. Pour Abdekka (Abdelkader dans le jargon oranais), la misère de sa famille le motive à travailler malgré son jeune âge. Pour Samir, il doit travailler pour amasser quelques sous lui permettant de s’acheter les manuels de la prochaine rentrée scolaire tandis qu’Ali et Mohamed ne trouvent rien de mieux à faire que de travailler pour subvenir à des frères orphelins du côté paternel.La paresse, le handicap de certains parents, en un mot la pauvreté, sont autant de raisons qui sont évoquées. C’est ainsi que Abdekka, Mohamed, Samir et Ali sont motivés à exercer des métiers qui n’existent que dans l’Algérie des temps modernes. Ils se livrent, au quotidien, à des besognes peu valorisantes qui sont la quête du pain sec, fouiner dans les décharges publiques et vendre des objets. «Pourvu qu’il y ait de la matière à vendre et gagner de l’argent.»Ces enfants sont conscients des missions rudes qui les attendent. Réclamer du «khobz yabès» est le top des créations de 2008.Chaque jour que Dieu fait, des enfants de tout âge se pointent dès l’aurore, dans plusieurs cités. «Il y a des enfants qui exercent ce métier même durant leur scolarité.» C’est un métier qui n’est pas comme les autres. Il exige de son pratiquant beaucoup d’audace et de persévérance et d’être exercé, exclusivement, par les bambins. Et pas n’importe quel bambin.Ce dernier doit être crédible auprès des familles aisées. La rapidité dans l’exécution de cette tâche doit être de mise. Des barons qui excellent en matière «d’exploitation des enfants» se sont constitués en clans.Les jeunes enfants se rabattent sur cet emploi nourricier. D’autant que leur recrutement est, à l’avance, assuré et leur paiement se fait selon le rendement.Alors que leurs parents -lorsqu’ils ont cette chance- n’ont pas encore gagné leur poste de travail, Samir, Mohamed et Ali sont déjà sur le terrain. Trois bambins dont l’âge ne dépasse pas les 15 ans, résidant au quartier les Amandiers, se lèvent avant l’aube. Direction les quartiers huppés de Maraval, Saint Hubert et les Palmiers. Munis de grands sacs en plastique ou en toile, à tue-tête, sans se soucier de ce que diront les enfants de leur âge, ils implorent les habitants des quartiers qu’ils visitent.Idem pour ceux qui exercent le métier de fouineurs de décharges publiques. Ils vident de grosses poubelles. Des enfants tout petits arrachent leur pain et celui de leurs familles du fond des décharges publiques.A chacune des haltes qu’ils observent, ils manipulent à mains nues, et dans l’indifférence totale, les déchets ménagers et hospitaliers, dangereux, enfouis dans un océan d’odeurs repoussantes. Abdekka, âgé de 16 ans s’applique, au quotidien, à trouver la matière à revendre à M’dina Jedida, au fin fond des odeurs nauséabondes. Il n’oublie aucun détail.Pour Abdekka, tout objet qui se monnaye doit être mis dans son sac. Pour ce dernier, vider un grand bac d’ordures d’une quelconque cité ne prend que quelques minutes. Avec un peu d’humour, Abdekka nous dira: «J’ai déjà un an d’expérience dans ce métier.»A notre question sur les raisons qui le privent de vacances, notre interlocuteur s’irrite et entonne: «Les vacances, c’est pour flène et flène», avant d’ajouter: «En tout cas, même les plages sont privées.» Nos questions sur les vacances ont émerveillé le jeune homme qui s’est mis à nous interroger: «Pense-tu qu’il y a des vacances en Algérie?» «Moi, je ne pense pas» répond-il lui-même à la question qu’il venait de poser.Aussi, il y a la rue qui est devenue un lieu de travail par excellence. Mais un travail qui est, à la fois, cruel et dangereux, menaçant souvent la vie de ces enfants.Beaucoup de gamins luttent pour exercer dans la rue un travail «légal et légitime», selon le jargon de ces jeunes travailleurs et maîtres de la rue, afin d’assurer leur survie et celle de leurs familles.Ils excellent dans le gardiennage des voitures, ils déplacent des colis, bagages et marchandises des acheteurs et vendeurs dans les marchés. Ils vendent des cigarettes, fleurs et des gadgets dans les restaurants, bars et cafés…Le travail des enfants est un problème mondial n’épargnant aucun pays industrialisé ou en développement.Faute de statistiques officielles, il est difficile de donner avec exactitude le nombre d’enfants qui travaillent en Algérie, dans une métropole telle qu’Oran.Une chose est sûre, les enfants travailleurs sont en nombre si important qu’il est impossible d’occulter ce phénomène.Dans le monde, au moins 250 millions d’enfants âgés entre cinq à quatorze ans, travaillent partiellement, selon les ONG et l’Unicef (institution spécialisée de l’ONU).D’autres sont obligés de travailler à plein temps, d’autant que 10% des enfants qui travaillent ont définitivement quitté les bancs des écoles.De vrais problèmes sont ainsi posés surtout lors qu’on sait que la moitié de ces travailleurs n’est pas recensée. Selon l’Unicef, au moins 158 millions d’enfants sont soumis au travail.En Algérie, une étude faite en 2005, par l’Institut national du travail et par le Bureau international du travail, démontre qu’un taux de plus de 15 6% des enfants qui travaillent sont des écoliers. Cette enquête a été effectuée sur un échantillonnage de 2 146 enfants répartis sur douze wilayas du pays.Un taux de 82% des enfants actifs travaillent comme saisonniers tandis que 44 4% autres exercent comme vendeurs ambulants. La majorité travaille dans les cafés et les pizzerias.L’action sociale inéfficaceA qui profitent les actions sociales? Une question qui mérite d’être posée avec lucidité. Sauver l’enfance de l’exploitation reste un problème qui interpelle les autorités concernées.Les parents sont plus que convaincus que les actions du département de la Solidarité nationale ne sont pas efficientes.Les enfants, quant à eux, sont persuadés que leur avenir dépend d’eux et de ce qu’ils peuvent réaliser durant l’été. Ces enfants, qui se mettent dans la peau des adultes, sont poussés à travailler pendant que les services censés les protéger, persistent dans leur léthargie.Les spécialistes sont unanimes à dire que la survie est tributaire d’un travail même instable.Un emploi, même vulnérable, peut subvenir aux besoins de la famille.L’essentiel est de pouvoir subvenir aux besoins immédiats, expliquent-ils.«C’est un phénomène mondial», ajoutent les mêmes sources. Aucun pays n’est épargné.La crise sévit au plus haut niveau et le reste est à venir, mettent en garde les experts, selon lesquels si des mesures à la hauteur du fléau tardent à venir, la situation des enfants risque d’empirer quand aucune prise en charge ou action ne sont diligentés en direction de ces jeunes en perdition.Au niveau local, plusieurs villes sont investies par des phénomènes qui interpellent les pouvoirs publics. «Il faut en finir, une fois pour toutes, avec ce dossier et redonner à l’enfant l’espoir de vivre». «Sinon, fini le bon vieux temps où l’Algérien était fier de son algérianité et vivait dignement de son salaire avec lequel il faisait vivre sa famille.» Or, insensiblement le monde de travail se transforme indéniablement en un grand chantier informel où la masse ouvrière infantile et juvénile se généralise.
سكنات في وهران تسيل لعاب شخصيات ”نافذة”
août 26, 2008 à 9:45 | Publié dans Hogra sociale, Mépris des responsables | Laisser un commentaire
LES DIFFICULTÉS DU RELOGEMENT SOCIAL À ORAN
août 3, 2008 à 2:24 | Publié dans Hogra sociale | Laisser un commentaire
Depuis plusieurs années, la wilaya d’Oran vit au rythme des mouvements de protestation et des émeutes qui éclatent à la défaveur de chaque opération de relogement inscrite dans le cadre des différents programmes mis en place par les autorités locales et centrales. La demande qui dépasse de loin l’offre est à l’origine des mouvements spontanés de contestation. Les émeutiers qui sont généralement issus des quartiers déshérités de la ville d’Oran, sont appréhendés et inculpés pour les délits d’attroupement non autorisé, de détérioration de biens d’autrui et destruction de biens publics et d’incendie volontaire. La wilaya d’Oran est insidieusement prise dans le maelstrِm cyclique des saccages générés par des citoyens qui se sentent lésés dans leurs droits au logement. Le vieux bâti, l’habitat précaire et les bidonvilles apparaissent alors comme des saillies dont il faut se débarrasser au plus vite. Le dernier recensement établi par la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) est édifiant à plus d’un titre : 54 500 habitations à haut risque ont été enregistrées par ces services tandis que l’OPGI a recensé 1 990 habitations menaçant ruine. “Avec un taux de 80% de vieilles bâtisses enregistrées dans la wilaya d’Oran, nous pouvons dire que nous sommes encore loin du programme d’éradication du vieux bâti”, affirme un responsable local sous le sceau de l’anonymat. Un autre recensement élaboré par les différents services en charge du dossier de l’habitat précaire fait ressortir plus de 5 000 habitations menaçant ruine. Considérée comme une action d’urgence, le programme du président de la République prévoyant la restauration de 200 immeubles est loin de faire l’unanimité parmi la population concernée. Doté d’une enveloppe financière de l’ordre de 700 millions de DA, ce programme est perçu comme une goutte d’eau dans un océan d’inégalités en matière de relogement social. “C’est le tonneau des Danaïdes. ہ mesure que nous réalisons des logements sociaux, nous nous apercevons que nous sommes loin du compte. Le logement social à Oran est un gouffre”, déplore un autre responsable local. Dans ce contexte, le programme de réalisation de 9 000 logements dans le quartier populaire et populeux des Planteurs continue de faire des siennes. Entièrement financé par un fonds spécial de l’ONU, ce projet peine à émerger une bonne fois pour toutes. Accusant un retard de deux années sur le calendrier des attributions, les autorités locales tentent de juguler l’impatience d’une population aux abois. La première opération de recensement des habitants des Planteurs lancée en 2003 a buté sur des considérations bureaucratiques. Cette situation a fait beaucoup de malheureux mais aussi beaucoup d’heureux qui ont été décemment relogés au grand dam des véritables bénéficiaires. “Des dizaines de personnes étrangères au quartier des Planteurs ont profité de l’aubaine pour figurer sur les listes des attributaires. On ne sait pas par quel tour de passe-passe magique ces personnes ont obtenu des logements sociaux.”Ce n’est qu’à partir de 2006 que les travaux sont lancés au grand soulagement des habitants. Depuis, ce sont 2 669 familles des Planteurs qui ont été relogées respectivement à Haï el Yasmine et En Nour. Huit sites devant servir d’assiettes de terrain pour la réalisation de 6 000 autres logements sociaux sont inscrits dans l’agenda des responsables locaux. Des avis d’appel d’offres ont été lancés par l’OPGI alors que l’opération de sélection des entreprises se trouve au stade de maturation. “Faute d’assiettes de terrain appropriées et d’un recensement fiable et viable. Le projet des 9 000 logements des Planteurs a connu des impondérables successifs”, reconnaît notre interlocuteur qui ajoute que “le véritable coup d’envoi des travaux n’a été donné qu’en 2005”. Le premier contingent des 1 000 déplacés des Planteurs a été relogé au mois d’août 2006 suivi de deux autres opérations en 2007 et 2008. “Nous sommes confrontés à un problème de surnombre et de personnes qui n’ont rien à voir avec le logement social. C’est une invasion que nous essayons de contenir et de contrôler au moyen de plusieurs recensements”, nous indique-t-on par ailleurs. Cet état de fait pénalisant retarde en effet le relogement des familles qui vivent dans la détresse. Cette situation peu enviable est vécue par les responsables comme “une malédiction”, notamment à l’approche des attributions. “Il existera toujours des familles mécontentes qui contesteront le logement attribué. Mais nous sommes obligés de contenter tout le monde”, affirme pour sa part un responsable au niveau de la daïra d’Oran. Pour corser le tout, pas moins de 11 000 constructions illicites occupées par 40 000 personnes sont recensées dans des bidonvilles qui ceinturent la ville d’Oran d’est en ouest. Concrètement, l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) a attribué, cette année, 1 423 logements et 1 200 autres seront distribués avant la fin de l’année en cours. Sur les 5 000 logements du programme du président de la République, 800 unités ont été livrées. Les prévisions de l’OPGI portent sur la réalisation de 3 500 logements dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. ہ côté de ces extrêmes, un responsable local, qui a requis l’anonymat, estime à plus de 45 000 logements attribués inoccupés dans la wilaya d’Oran.
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