Les morts attaqués
octobre 4, 2008 à 9:44 | Publié dans Mépris des responsables, Moeurs | Laisser un commentaireMohamed TOUATI
Avec le début de la tragédie nationale s’est propagé le phénomène de la profanation et de la destruction des pierres tombales.
Une végétation de plus en plus dense encercle les tombes. Des bouteilles en plastique, des canettes de bière, des pots de yaourt traînent un peu partout sous les nombreux oliviers et caroubiers du cimetières Sidi Mohand Amokrane de Béjaïa.Ils donnent de l’ombre et de la fraîcheur. Un endroit idéal pour les nombreux visiteurs qui viennent se recueillir sur la tombe de leurs proches en ce jour d’Aïd El Fitr. Des automobilistes saisissent cette occasion pour nettoyer leurs voitures à l’intérieur des cimetières. L’eau ruisselle à flanc de coteau. Elle est abondante et à la disposition de tous.Si certains, munis de bouteilles ou de petits bidons de 5 litres en plastique, la recueille pour nettoyer les tombes de leurs défunts et arrosent les plantes qui les fleurissent, d’autres en profitent pour procéder au toilettage de leurs engins. Une opération beaucoup plus proche du fétichisme que du culte des morts.Ce sont là et malheureusement les clichés qui nous sont renvoyés lorsque l’on franchit les portes de ces espaces et lieux d’inhumation. Ces images ne sont pas propres à une seule région. Que l’on soit à Sidi Yahia (Bir Mourad Raïs) à Alger, Oran ou Constantine, ce phénomène tend à se généraliser pratiquement à travers tout le territoire national.Avec le début de la tragédie nationale, s’est propagé le phénomène de la profanation des cimetières et la destruction des pierres tombales. Sidi Yahia, El Kettar, El Alia, Garidi…aucun cimetière n’a été épargné. Abandonnés, ils se sont transformés par endroits en espaces de pâturage le jour, et en lieux de débauche la nuit. Nos morts reposent-ils réellement en paix? La question est posée en premier lieu aux pouvoirs publics qui ont la charge de la protection, de la préservation et de la valorisation de ces lieux, mais aussi aux citoyens qui sont censés les respecter.Toutes les sociétés humaines soumettent leurs morts à des attentions particulières. Le phénomène brutal et inévitable de la disparition d’êtres chers est difficile à intégrer, même s’il est d’une évidence qui semble malgré tout difficile à nier. Les cimetières ont été conçus et remplissent cette fonction sociale de communion avec eux. Entre le monde des vivants et celui des disparus que l’on porte en soi et qui sont aussi une partie de notre mémoire.Les anciens, nos ancêtres, continuent à être des exemples et des repères pour leurs descendances.Tout se passe comme si le défunt persistait à survivre dans un monde qui lui est particulier, tout en entretenant des rapports étroits avec un monde qu’il a définitivement quitté. Même si tout cela relève d’une certaine philosophie de la vie, il est d’une extrême importance pour nous et l’équilibre de nos sociétés de cultiver ces liens ancestraux qui nous sont parvenus depuis le début de l’humanité.
WW. Si elle ne tient pas une bonne place dans un phénomène dégradant, notre ville Oran, marque, quand même sa présence dans la liste grâce au légendaire laisser-aller préfectoral, communal et sécuritaire. Notre trio de choc.
Titre ww. Photo Internet
Pollution des terres agricoles, légale?
septembre 30, 2008 à 12:08 | Publié dans Mépris des responsables | Laisser un commentaireL’Echo d’Oran : 30-09-2008
N. Benabbou.
Le dossier entre les mains de la justiceL’affaire de la pollution des terres agricoles par l’entreprise des boissons gazeuses et de bière vient de connaître une tournure délicate, après l’échec de la réunion de réconciliation à l’amiable, qui a regroupé le chef de daïra d’Oued Tlélat, le P/APC, le DG de l’entreprise SNB et SBOA, le directeur de l’Environnement et le délégué de daïra des services agricoles. Selon les fellahs victimes de la pollution, convoqués pour la circonstance par les services agricoles, l’affaire remonte au début du mois d’août, quand l’entreprise, située à l’entrée d’Oued Tlélat, a pris la décision de déverser ses eaux usées industrielles sur une parcelle de terrain agricole mitoyenne. Mais, vu la grande quantité d’eau déversée pendant plusieurs jours, d’autres parcelles ont été inondées, provocant la destruction des récoltes et des dizaines d’arbres fruitiers, sans oublier le risque d’infiltration de produits toxiques. Devant l’ampleur des dégâts et des conséquences futures, les victimes ont déposé une plainte au niveau du tribunal d’Oued Tlélat. Alors que le wali d’Oran a saisi le directeur de l’Environnement le 21 août passé, ce dernier, lors de la réunion, a affirmé, après plus d’un mois de la catastrophe, qu’il n’a pas effectué les analyses nécessaires. Cela a provoqué le courroux des victimes et a renforcé leur conviction de laisser la justice rendre son verdict, surtout après le travail minutieux de la brigade de l’Environnement de la Gendarmerie nationale d’Oran. Selon notre source, les résultats des analyses sont favorables pour les victimes. «Cependant, personne n’a répondu à la question de fonds : L’entreprise SNB et SBOA a-t-elle le droit de déverser ses eaux usées (même traitées) sur des terres agricoles d’autrui ? Le P/APC a-t-il le droit d’autoriser un tel acte, comme l’affirme l’entreprise ?» lance l’une des victimes. Elle ajoutera : «Après sept ans de travail acharné, nos efforts partent en fumée. Récolte, arbres fruitiers, terre empoisonnée et voilà que le pollueur se prend pour victime et c’est nous les coupables. Investir en Algérie exige le respect de la loi. Que chacun assume. »
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WW. Le wali note la néligence de son directeur de l’environnement. Sa réaction vous sera offerte à la saint-Glinglin. Dormez, dormais Oranais! L’environnement est entre de bons mains.
"Le Quotiden d’Oran" pro colonial?
septembre 28, 2008 à 8:31 | Publié dans Mépris des responsables | Laisser un commentaire“Le Quotidien d’Oran”, pro colonial?
Il y a une règle chez les rapporteurs du “Quotidien d’Oran” concernant la citation des noms des rues et des quartiers d’Oran dans leurs articles. Ils utilisent fréquemment, sinon toujours, les noms coloniaux. Ceci dit, outre qu’ils négligent les nouvelles dénominations de ces endroits qui glorifient souvent des Chouhada ou des faits marquants de notre histoire nationale, ils signent leur préférence de l’histoire française qui les a honorés avec sa langue. Ils ne contribuent pas à vulgariser les noms postindépendance. Est-ce l’amour de la mère patrie linguistique et la nostalgie refoulée du bon vieux temps? En tout cas, on ne peut pas les accuser de chauvinisme…
Exemple tiré d’un article de B. Djamel le 28-09-2008:”Les travaux d’élargissement de quatre voies, situées à l’intérieur du tissu urbain, seront lancés au plus tard au début de l’année prochaine, apprend-on de sources proches des services techniques de l’APC. Les quatre artères ciblées sont la rue Viviani, le boulevard Général Ferradou, l’avenue d’Arcole et enfin l’achèvement de la deuxième tranche du deuxième boulevard périphérique”.
Au fait, question bête, que fait la France pour préserver son histoire de tout amalgame? Mais dans tout ça que dit la loi algérienne? À quoi bon s’enorgueillir de donner des noms d’illustres patriotes à des rues s’ils restent lettre morte et ne sont pas imposés aux journaux?
Une autre dilapidation des fonds publiques. POURQUOI?!!!!
septembre 25, 2008 à 2:00 | Publié dans Corruption, Mépris des responsables | Laisser un commentaire
El Bahia "la putain". Merci les chanteurs de raï pour cette distinction et méditez bien MM les Walis ce que vous avez sur la conscience.
septembre 14, 2008 à 2:30 | Publié dans Mépris des responsables, Moeurs | Laisser un commentaire
via le site: http://www.grands-reporters.com/Oran-La-ville-sans-tabous.html
Algérie Télécom : Le caissier d’actel (ADSL) aux abonnés absents
septembre 11, 2008 à 8:24 | Publié dans Mépris des responsables | Laisser un commentaire
Le cimetière de Aïn Beida envahi par les mendiants
septembre 9, 2008 à 10:12 | Publié dans Mépris des responsables | Laisser un commentaireElwatane : 10-09-2008
T. K., H. S.
Le cimetière de Aïn Beida, ce lieu de recueillement et de méditation, se trouve aujourd’hui galvaudé par des hordes de mendiants qui ont pris possession des lieux. « D’où viennent-ils ? », s’interrogent les familles venues en grand nombre ce vendredi. Ils n’hésitent pas à agresser les visiteurs, en leur ordonnant presque de leur faire offrande. Tout âge et sexe confondu, ils viennent tôt dans la matinée pour tendre la main de façon très ostentatoire. « Ils en font une profession. Ils font de Aïn Beida leur domicile », nous confie cette dame habituée des lieux. Il nous a été donné d’assister, malgré nous, à un spectacle des plus désolants.
Cet émigré, arrivé en grosse voiture, a été littéralement pris d’assaut par de jeunes filles, la main tendue et se bousculant sur la portière. Un exemple parmi tant d’autres qui illustre cette situation qui prévaut et qui semble perdurer. Un spectacle plus cocasse est offert par contre par ces talebs qui, sans crier gare, se présentent devant la tombe où se recueille un proche et psalmodient des versets de coran, moyennant monnaie sonnante et trébuchante.
Surdité en milieu scolaire : Audifel s’implique dans une campagne de dépistage
Dès la rentrée scolaire 2008-2009, le réseau Audifel, spécialisé dans la fourniture et la pose des appareils auditifs pour les malentendants, va s’impliquer dans l’organisation d’une campagne de dépistage en milieu scolaire. Cette campagne va être précédée, indique-t-on au niveau de cette entreprise, par le lancement d’une formation médicale pour les médecins ou autres personnels du secteur du santé public exerçant au niveau des Unités de dépistage sanitaire scolaire (UDS) à travers plusieurs régions du pays.
D’ailleurs, une délégation de cadres et techniciens de cette entreprise spécialisée dans l’appareillage des malentendants a été reçue par les autorités locales de la wilaya de Naâma pour la mise en place d’un programme de formation ainsi que l’organisation de la campagne de dépistage en milieu scolaire.Sur ce plan, cette entreprise dont le siège se trouve à Oran envisage d’étoffer son réseau pour la prise en charge des malentendants de nouvelles antennes à Mostaganem, Tiaret, Sidi Bel Abbes, Mascara et Ouargla.
Audifel qui vient d’ouvrir une antenne à Saïda compte actuellement une dizaine de structures médicales à travers l’ensemble du pays dont cinq implantées au Centre et à l’Est du pays, à savoir Alger, Sétif, Tizi-ouzou, Constantine et Annaba.
Coupures de courant : Les habitants des quartiers Est de la ville inquiéts
Les habitants de certains quartiers situés à l’est de la ville s’inquiètent de plus en plus durant ce mois de ramadhan des coupures fréquentes d’ électricité, juste avant le f’tour et lors de la prière « Tarawih ». Ces coupures, très fréquentes ces deux derniers jours et qui causent des désagréments pour les familles, entraînent également une insécurité dans les quartiers de Haï Sabbah, Sedikia, l’USTO et au niveau de la pépinière, en allant vers Bir El Djir, pour les fidèles à leur sortie des mosquées et les citoyens et les familles habitués aux veillées culturelles durant les soirées du mois de ramadhan.
Oran la ville des pêchers ou ville de l’autorité endormie
septembre 7, 2008 à 2:02 | Publié dans drogue, Mépris des responsables, Video | Laisser un commentaireUne enquête qui manque de professionnalisme. Plus d’émotions que de révélations. Le vague domine pour nous dire qu’Oran est fichue. NON!!!!. Et surtout le producteur ou “la journaliste” nous justifie une situation dangeureuse par une chanson que je considère abominale. Les chansons de “wahran rohi besslama” ou “Wahran rohti kh’ssara” sont des poignards dans le dos de tous les Oranais.
Elles favorisent le fatalisme mortel pour la dégradation et la déchéance. Une belle musique qui qui véhicule des idées destructrices et avilisantes. Oran est vivante et vous devez la sauver.
Première partie:
Deuxième Partie:
Les revendeurs automobiles font la loi
septembre 5, 2008 à 10:25 | Publié dans Mépris des responsables | Laisser un commentaireLa Voix de l’Oranie : 04-09-2008
Safi Z.
Occupation anarchique de la voie publique à l’Avenue Abou Darham (El-Makkari)
Le marché des voitures d’occasion qui s’est incrusté au cœur d’El-Makkari (ex-Saint Eugène) semble s’installer durablement au niveau de l’avenue Abou Darham à El-Makkari et sans que personne n’ose lever le petit doigt.
Un marché illégal mais aussi un système bien rôdé qui ne favorise ni la quiétude des riverains, ni le business des commerces patentés des alentours encore moins les affaires de la commune d’Oran, s’il ne la prive pas d’importantes entrées fiscales. A mi-chemin entre Haï Chouhada «ex-Les Castors) et l’hippodrome, l’avenue Abou Darham a perdu son caractère résidentiel pour se transformer aujourd’hui en un véritable point noir. «Un point noir», comme le déplore, un habitant de la rue Khélifa Benallal (ex-rue Fernand Forest), en colère contre ces revendeurs de voitures et autres courtiers qui continuent de dicter leur loi sur cette place ainsi qu’à d’autres endroits de cette artère. «Une place, ajoute t-il, où il est difficile aux automobilistes de se frayer un passage». Son voisin, commerçant de son état va jusqu’à pester contre ce qu’il appelle les nouveaux «colons» qui se sont accaparé la voie publique et qui menacent toutes les activités commerciales. En toute impunité, fit-il remarquer: «Vous avez cette avenue, des deux côtés de la chaussée, le long des trottoirs, une bonne partie de la rue Khélifa Benallal et jusqu’à l’hippodrome, qui sont occupés matin et soir par des voitures à vendre. Les honnêtes gens, ceux qui paient leurs impôts ne peuvent plus travailler ainsi. Pas même le simple commerçant d’alimentation générale. Regardez de vous même, tout est obstrué. Le moindre espace est accaparé par ces affairistes qui se lèvent tôt et qui ont transformé nos rues en parkings et marchés. Ce sont eux qui font la loi! J’ai perdu tous mes clients car ils ne trouvent même pas où garer. Sans parler des désagréments causés par ces courtiers qui font la ronde». Les propos d’un membre du comité de quartier, sont encore plus acerbes et plus tranchants, pour avoir, dit-il, déposé plusieurs plaintes, sans suite. «Où est la République Algérienne démocratique et populaire? La Respublica?», s’interroge ce riverain qui se demande pourquoi la commune d’Oran en tant que puissant démembrement de l’Etat ne fait rien pour trouver une solution de rechange à ce désordre. Un imbroglio qui dure depuis une décennie au moins. «Peut-on continuellement gérer un pays avec des slogans? C’est que l’Etat ne gagne rien en contrepartie et tout l’argent récolté via ces réseaux de ventes de voiture, le plus souvent incontrôlées, va tout droit, dans les poches des courtiers et autres revendeurs», s’exclame t-il. Contacté à ce sujet, le délégué du secteur urbain d’El Makkari, Mohamed Hachemi, avoue avoir été destinataire de plusieurs plaintes et doléances des riverains de cette avenue et de représentants du quartier sur cette situation insupportable qui s’est imposée à la longue dans cet endroit. «Un endroit, dit-il, qui porte malheureusement préjudice à la quiétude des citoyens, à commencer par ces voitures qui sont garées toute la journée et qui gênent énormément la circulation automobile». «Concrètement aucune mesure n’a été prise, mises à part quelques opérations surprises des services de police pour évacuer la voie publique. Néanmoins, la solution idoine serait de projeter, une fois pour toutes, la réalisation d’un marché de voitures d’occasion, en dehors de la ville d’Oran. On ne doit pas se voiler la face». La balle est désormais dans le camp des responsables, du moins ceux qui disposent d’une marge de manœuvre importante pour décider d’éradiquer ce genre de pratiques informelles qui a proliféré durant la décennie rouge. Un commerce qui favorise malheureusement le blanchiment d’argent, outre les dégâts qu’il occasionne à notre fragile économie.
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