Le temps passe et je ne vois pas la joie poindre à l’horizon.
Celle qui a égayé ma cité a jadis mis les voiles.
Ma peau flétrit et fronce sous le poids des ans.
Et cela me fait peur.Le grand voyage avec des regrets amers.
Pour cette ville très chère.Je n’ai plus le temps de patienter.
L’espoir, d’une joie palpable, a cessé d’exister.
Puisque le gouffre, sans fond, est en train de me tenter.
Et joue avec moi comme un fauve avec sa proie.
Je résisterai le temps de me soulager.
D’un fardeau trop longtemps porté.
Mon testament et mes dernières volontés.
À vous oranais, centre de ma passion et de ma tristesse.
Je ne peux encore me taire.
Puisque bientôt je vais rejoindre les habitants sous terre.
Par Allah qui me rappelle.
Je vous en conjure de vous réveiller.
Par une prose ou par un poème.
Par un article ou par une chanson.
Par une campagne ou par une marche pacifique.
Vous qui avez l’art surtout.
Vous qui avez le pouvoir et le savoir.
Incombe le grand devoir.
De ressusciter notre conscience.
De l’oubli et des négligence.
Secouez très fort cette âme généreuse.
Hospitalière et chaleureuse.
Qui vit en chacun de nous.
Depuis des temps immémoriaux.
Il existe encore au fond de nous.
Cet amour pour la vie et le beau.
Vous êtes les véritables joyaux.
De cet écrin raffiné aux cristaux.
pétillants.
Wahran El Ghalia